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VIII. Livres d'emblèmes
L’étude bibliographique que Duplessis consacra en 1884 aux Emblèmes d’Alciat reste classique, au même titre que celle de son contemporain Henry Green. Très au fait des travaux menés dans le monde entier sur le livre d’emblèmes, et en relation avec des collectionneurs comme George Edward Sears, Duplessis avait rassemblé 25 exemplaires remarquables de ce genre éditorial aussi typique du XVIe siècle que les Figures de la Bible.
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Georges DUPLESSIS, Les emblèmes d'Alciat, Paris, J. Rouam, 1884. 8° N.S. 14031.
P. 12-13 : description de la 1re édition Wechtel avec reproduction des p. 5 différentes dans les deux tirages de 1534.
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Andrea ALCIATO, Emblematum libellus, Paris, Chrétien Wechel, 1534. Ex-libris d'Ambroise Firmin-Didot (n° 470 de la vente de mai 1879). Reliure Marcellin Lortic. 8°Duplessis 911.
P. 86-87 : Anteros (Amor virtutis) et Tombeau d'Aristomène (Signa fortium).
Première édition autorisée par l'auteur. 113 emblèmes contre 104 dans la 1re éd. de 1531. Il existe deux éditions de même date, qu'on distingue par les p. 15 (Arion au premier plan ou au fond) et 87 (Anteros avec ou sans ailes). Duplessis y voyait deux tirages mais ne signale que la différence des p. 15.
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Andrea ALCIATO, Emblematum libellus, Venise, Héritiers d'Alde Manuce, 1546. 8° Duplessis 918. A droite le dieu Terminus, et la devise d'Erasme « Nulli cedo. »
86 emblèmes nouveaux d'Alciat rassemblés par le médecin Pietro Rositini.
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Andrea ALCIATO, Emblematum libellus, Lyon, Jean de Tournes et Guillaume Gazeau, 1549. 8° Duplessis 862.
P. 68 : « In formosam fato praereptam » (n. 66). P. 69 : « In statuam Bacchi » (n. 67).
Première édition en 1548. 110 pl. gr. = 1547 et 1549.
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- Andrea ALCIATO, Emblemata, Francfort, Sigismund Feyerabendt, 1567. 8° Duplessis 1014.
F n.n. ms. : " Vincit qui patitur. Espoir conforte Fortune sait. Pensato et tacito. » à Bernhardus Ten Broke, docteur en médecine de la part de Melchior Wyntois "ordin. Transsilvaniae monetarius ", 1586.
F. 65 : " Virtuti fortuna comes ".
211 emblèmes, 134 pl. gr. d'après Virgile Solis et Jobst Amman. Exemplaire interfolié utilisé comme liber amicorum en 1574 (Heidelberg) et 1585 (" Campis ad isolam ") par Bernhardus Ten Broke.
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Andre ALCIATO, Emblèmes, Lyon, Macé Bonhomme, 1549.. 8° Duplessis 993. A gauche : la mort se saisit des flêches de l'amour. A droite : deux dauphins, images de l'amitié, entourent une gorgone, image de la mort.
Première édition en français. Classement thématique et traduction de Bartélemy Aneau. 128 emblèmes illustrés par Pierre Eskrich.
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Andrea ALCIATO, Les emblèmes, Lyon, Jean de Tournes, 1555. Cachet " livre vendu mairie de Versailles 1848 ( ?) " Reliure XIXe s. signée Ottmann-Duplanil. 8° Duplessis 869. A gauche la mort se saisit des flêches de l'amour. A droite : flêches de mort et flêches d'amour.
110 emblèmes illustrés de vignettes de Bernard Salomon reprises de l'édition de 1547. Traduction en vers de Jean Le Fèvre.
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Guillaume de LA PERRIÈRE, Le théâtre des bons engins, Paris, Denis Jamot, 1539. 8° Duplessis 912. Emblème 62 : " Amour apprend les ânes à danser. "
Première édition des 100 emblèmes dédiés à Marguerite de Navarre.
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Id., Lyon, Jean de Tournes, 1545. 8° Duplessis 856.
Planches attribuées à Bernard Salomon. Emblème 62 : " Amour apprend les ânes à danser» et " Amour contrainct toutes gens estre braves".
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Paolo GIOVIO, Dialogue des devises, Lyon, Guillaume Rouillé, 1561. 8° Duplessis 3160.
P. 116-117 : " cum crepitat sonora silent " pour le marquis du Vast - allusion au silence des conseillers bavards au moment de l'action - ; "Fragrantia durant Herculea collecta manu " (les fruits qu'a cueillis Hercule sentent toujours bon) pour le comte de Saintefleur - allusion à la vaillance de son ancêtre Sforze de Cotignole.
102 devises héroïques de grands capitaines présentées en un dialogue entre Paolo Giovio et Lodovico Domenichi. Traduction par Vasquin Philieul de l'édition italienne publiée par Rouillé en 1559. Bois attribués par Ruth Mortimer au " Maître à la capeline ". Ex-libris ms. : Minimes de Calais. Notes ms. du XIXe s. en anglais.
Relié avec Gabriele SIMEONI, Les devises, Lyon, Guillaume Rouillé, 1561.
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Pierre COUSTEAU, Le Pegme, Lyon, Macé Bonhomme, 1555. 8° Duplessis 1138.
P. 72 : « Contre les juges dormans ». P. 73 : « Contre la trop grande liberté des filles ».
Pegme est calqué sur le latin pegma : échafaud de bois, d'où théâtre. Traduction par Lanteaume de Romieu de la version originale en latin parue précédemment la même année. 119 emblèmes moraux dont 95 illustrés sans doute par Pierre Eskrich.
Mention manuscrite au colophon : « Guillaume Le Normant bonus puer ».
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- Barthélemy ANEAU, Picta poesis, Lyon, Macé Bonhomme, 1552. 8° Duplessis 1137.
P. 88 : « Futilitas… meretricum ». P. 89 : « Anima ibi animat ubi amat ».
102 emblèmes moraux imités d'Alciat. Les vignettes attribuées à Bernard Salomon proviennent presque toutes d'une édition des Métamorphoses traduites par Clément Marot et publiées en 1550 par Guillaume Rouillé.
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