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Typologie des marques de provenance



Les termes et définitions ci-dessous, classés par ordre alphabétique sont ceux que nous avons arrêtés pour la base des marques de provenance et enregistrés dans la table « Type ». La liste en a été établie par Béatrice Delestre, à l’aide principalement du Dictionnaire encyclopédique du livre[1] et la norme de Catalogage des monographies anciennes[2].

 

Concerne tout type de notes manuscrites, identifiées comme étant de la main du possesseur. Il peut s’agir de notes anodines, de notes généalogiques (histoire familiale), de notes de lectures, ou encore de marques censurant le nom de l’auteur ou certaines parties du texte.

 

Marque de propriété présentant les armes ou blason du possesseur, particulier ou collectivité, sous la forme d’un dessin, et pouvant être peintes. Elles peuvent se trouver sur la reliure ou dans le corps d’ouvrage.

 

Tampon gravé apposé à l’encre et sans relief (ce qui le distingue du timbre et de l’ex-libris sur cuir) sur un ouvrage, indiquant l’origine d’un document, son appartenance à un fonds, une date d’entrée.

Concernant les institutions, le cachet gravé est dans la plupart des cas apposé à l’encre sur une ou plusieurs pages d’un volume, pour en attester la propriété, l’origine ou l’authenticité. Une même institution peut utiliser plusieurs estampilles selon les époques et le type de documents.

 

Tampon gravé apposé à l’encre et sans relief (ce qui le distingue du timbre et de l’ex-libris sur cuir) sur un ouvrage, indiquant l’origine d’un document, et présentant les armoiries du possesseur.

Concernant les institutions, le cachet gravé est dans la plupart des cas apposé à l’encre sur une ou plusieurs pages d’un volume, pour en attester la propriété, l’origine ou l’authenticité. Une même institution peut utiliser plusieurs estampilles selon les époques et le type de documents.

 

Concerne le numéro d’ordre du document attribué par un ancien possesseur, collectivité (couvent par exemple) ou particulier. Correspond également à la cote attribuée par la Bibliothèque actuellement propriétaire ou dépositaire du document, parfois seul signe retraçant son origine, notamment pour les fonds de particuliers reçus en legs.

 

Les ex-libris peuvent être accompagnés d’une formule, souvent une devise – qui peut parfois se présenter sous la forme d’une anagramme -, notamment les ex-libris gravés ou imprimés, les ex-libris armoriés.

 

Au XIXe siècle, les ex-libris se composent parfois de dessins, ou emblèmes, représentatifs du possesseur, à l’image des armoiries parlantes dont l’emploi est plus systématique.

 

Mention autographe de don, portée sur un exemplaire par l’auteur ou l’un des auteurs de l’ouvrage.

 

Mention portée sur un livre indiquant que celui-ci a été remis en don par une personne physique ou morale à une autre personne physique ou morale dont les noms sont souvent indiqués, parfois avec une mention de date. L’ex-dono peut prendre la forme d’une étiquette imprimée ou gravée collée, notamment lorsque le bénéficiaire est une institution.

 

Mention manuscrite portée sur un livre indiquant que celui-ci a été remis en don par une personne physique ou morale à une autre personne physique ou morale dont les noms sont souvent indiqués, parfois avec une mention de date.

 

Marque attestant l’origine du legs. Se présente souvent sous la forme d’une estampille fabriquée par l’institution destinataire du fonds, portant généralement la mention « ex-legato » ou « legs ».

 

Un ex-libris non armorié peut figurer sur la reliure (doré ou estampé à froid). Le terme choisi ici concerne tout super-libris apposé au moyen d’un fer ou d’une plaque à dorer : formule, nom, initiales, armes du possesseur, ex-dono, armes de l’agonothète dans le cas d’un ex-praemio, etc.

 

Marque de propriété qui se répand à partir du XVIIe siècle, portée sur un livre sous la forme d’une gravure collée. Elle apparaît aussi plus rarement sous la forme d’une mention imprimée.

 

Marque de propriété qui se répand à partir du XVIIe siècle, portée sur un livre sous la forme d’une gravure collée, où figurent notamment les armes et la devise du propriétaire. Elle apparaît aussi plus rarement sous la forme d’une mention imprimée.

 

Marque de propriété portée sur un livre, sous la forme d’une simple mention manuscrite du nom du possesseur, accompagnée éventuellement de ses fonctions. La date et le lieu d’achat du document peuvent parfois être indiqués.

 

Marque de propriété apposée sur une pièce de cuir, collée à l’intérieur du livre.

Mention manuscrite, imprimée, gravée, parfois accompagnée de marques d’authentification (sceaux), attestant qu’un ouvrage a été remis en prix. Sont fréquemment précisés les circonstances de l’attribution du prix, la date, l’institution (collège, école, etc.), les noms et titres du donateur du prix (agonothète) et des indications relatives au bénéficiaire. Le volume est en outre fréquemment relié aux armes de l’agonothète.

 

Ils peuvent être reconnus comme marque de propriété lorsqu’ils présentent les initiales du possesseur. Dans ce cas, il s’agit souvent de fermoirs en métal, gravés ou ajourés.

 

Le terme initiales est employé lorsque celles-ci se présentent de manière distincte. On parlera de chiffre lorsque deux initiales sont entrelacées et de monogramme lorsque davantage d’initiales sont entrelacées.

 

Toute mention de prix indiquée sur le document, identifiée comme étant écrite de la main du possesseur.

 

Ces formules se rencontrent régulièrement dans les livres des possesseurs des XVe et XVIe siècles : elles promettent bénédiction ou récompense à celui qui rapportera le livre à son propriétaire en cas de perte, et en revanche malédiction à celui qui le volera.

 

Cas particulier de super-libris : les armes du possesseur sont estampées sur la reliure (plat supérieur et/ou inférieur). D’autres fers (initiales, nom, formule) peuvent accompagner ces armoiries.

 

Reliure commandée par le possesseur, comportant toujours les mêmes signes : matériau de couvrure, petits fers, etc. L’artisan peut être identifié ou non.

 

Marque de propriété réduite à sa plus simple expression : la signature ou la mention du nom du possesseur.

 

Marque en relief (ce qui le distingue d’un cachet ou d’une estampille) apposée par une institution ou un particulier, par une forte pression sur le support. Elle peut être encrée, ou non. Dans ce dernier cas, elle est appelée « timbre à sec » ou « timbre sec ».

 

Marque en relief (ce qui le distingue d’un cachet ou d’une estampille) présentant des armoiries, apposée par une institution ou un particulier, par une forte pression sur le support. Elle peut être encrée, ou non. Dans ce dernier cas, elle est appelée « timbre à sec » ou « timbre sec ».

 

 

[1] Op.cit.

[2] Op.cit.