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"Le goût des sciences et des lettres, en adoucissant les moeurs, rend les hommes meilleurs
et plus heureux "
(Jean-Sylvain Bailly, Histoire de l'astronomie ancienne, 1781).

Origines

 
Rare reliure ornée
de la devise
de l'Académie française
À l'Immortalité.
©

Dès la création de l'Institut national, en 1795, il fut prévu de le doter d'une bibliothèque de travail, qui devait constituer un « abrégé du monde savant » et « raccorder toutes les branches de l'instruction ».

Après l'annulation, en avril 1797, de l'arrêté de juin 1796 qui lui rattachait la bibliothèque de l'Arsenal, l'Institut reçut à la place, comme noyau d'origine, la bibliothèque de la Commune de Paris, riche de 24 000 volumes et de 2 000 manuscrits.

L'Institut s'efforça, avec un inégal succès, de reconstituer les bibliothèques des anciennes académies royales, démantelées en 1793. En 1796, il fut autorisé à prélever des livres de son choix dans les dépôts littéraires de Versailles et de Paris où étaient rassemblés les livres confisqués. Il entra ainsi en possession de livres et de manuscrits de provenances variées. Parmi ces derniers, on remarque le texte et les costumes de deux ballets dansés à la cour de Louis XIV, le ballet de la Nuit et les Noces de Thétis et Pelée, qui proviennent de la bibliothèque des Menus-Plaisirs du roi.

Peu après, l'Institut garda la propriété de volumes provenant de l'ancienne Académie royale d'architecture qui avaient été donnés à l'École d'architecture, logée en 1801 dans le collège des Quatre-Nations devenu « Palais des Beaux-Arts », futur Palais de l'Institut. Ces ouvrages en effet ne suivirent pas les écoles d'art lorsqu'elles quittèrent l'Institut pour l'École des beaux-arts en 1840.

C'est de l'époque du Directoire que date l'attribution à l'Institut, pour étude, de douze carnets de notes et de dessins, en majorité scientifiques, de LEONARD DE VINCI. Ces carnets avaient été saisis en 1796 à la Bibliothèque ambrosienne de Milan par le Général Bonaparte, qui fut élu membre de la Classe des sciences de l'Institut peu de temps après.

La renommée de l'Institut lui valut aussi, en 1803 et 1809, de se voir confier par Napoléon, qui les avait reçus du roi de Naples, des rouleaux de papyrus antiques carbonisés trouvés dans une villa d'Herculanum.
Pour en savoir plus : voir le site de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

 

BIBLIOTHECAIRES
de l'Institut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



R
esponsables de la bibliothèque,
portant le titre de bibliothécaire avant 1913, puis de conservateur jusqu'en 1952, de conservateur en chef jusqu'en 1993, puis de directeur :

- 1796-mars 1807 : Pierre LASSUS (1741-1807), membre de la 1ère classe de l'Institut (Sciences), chirurgien. Son éloge fut prononcé par Georges Cuvier, secrétaire perpétuel, le 2 janvier 1809.

Lassus

 

 

 

 

 

Pierre LASSUS, chirurgien,
premier bibliothécaire de l'Institut national,
membre de la classe des Sciences.
Objet 1017

- 1807-1823 : Jacques Alexandre César CHARLES (1746-1823), membre de l'Institut.

- 1823-1843 : Laurent François FEUILLET, né à Paris le 21 septembre 1771 et mort le 5 octobre 1843, fut nommé sous-bibliothécaire à vingt-cinq ans, puis bibliothécaire en chef de l'Institut de France en 1823. En 1801, son mémoire "L'émulation est-elle un bon moyen d'éducation" fut couronné par l'Institut national. Il fut élu membre libre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1833. L’élection des membres libres, au moment de la recréation de l’Académie des Sciences morales et politiques, s’échelonna du 6 avril au 29 juin 1833. Feuillet fut élu le 6 avril au fauteuil 1.

Feuillet

 

 

 

Laurent FEUILLET (Objet 1019)

Le Dictionnaire Larousse le qualifie de "l'un de nos plus savants bibliographes".

- 1843 (22 décembre)-1862 : Ernest-Augustin Xavier Clerc de LANDRESSE, né à Auvers-sur-oise le 17 août 1800, décédé le 29 juin 1862. Orientaliste, ancien élève de l'École des Chartes, il fut membre du conseil de la Société Asiatique. Il révisa avec Klaproth (1783-1835) la traduction du Foe Koue Ki de Chy Fa Hian, proposée par J.P. Abel-Rémusat (1788-1832), premier titulaire de la chaire de langue et littérature chinoise au Collège de France. Il traduisit du portugais les Éléments de la grammaire japonaise du P. Rodriguez, d'après le manuscrit de la bibliothèque du roi, et collationnés avec la grammaire publiée par le même auteur, à Nagasaki, en 1604 . Avant de se livrer aux études orientales, Clerc de Landresse avait prit part à la rédaction de journaux politiques et, au moment de la révolution de 1830, il avait été gérant du journal l'Universel. Sa bibliothèque fut vendue aux enchères en 1862. Il existe aux Archives communales de Mantes-la-Jolie un fonds Clerc de Landresse, en tant qu'exécuteur testamentaire d'Abel-Rémusat (1788-1832). Une collection d'autographes a été léguée vers 1869 à la ville de Mantes par sa fille, Mlle Ernestine Clerc de Landresse.

 

 

 

 

 

E. A. Clerc de LANDRESSE
Objet 1016

Landresse


- 1862-1870 : ?.
- 1870-1874 : Docteur Désiré ROULIN, né à Rennes en 1796, mort à Paris le 5 juin 1874. Il fit partie du nombre des élèves de l'École polytechnique qui furent licenciés en 1815 pour leur attitude bonapartiste et anti-royaliste. Il entreprit alors ses études de médecine. De 1821 à 1828, Roulin parcourut et observa l'Amérique du Sud, devenant un expert de l'histoire naturelle de cette région. A la demande du gouvernement colombien, il alla poser les bases de l'enseignement des sciences naturelles. En 1824, il fut le médecin de l'expédition financée par le gouvernement colombien pour remonter le cours du Río Meta, affluent de l'Orénoque. Il participa ensuite à d'autres expéditions qui lui permirent d'explorer la Colombie, le Venezuela, le Pérou, l'Équateur, et pendant lesquelles il ne cessa d'observer la nature et les animaux, de les peindre ou de les dessiner, fournissant ainsi à son retour de précieuses illustrations au Règne animal de Georges Cuvier (1769-1832). Le portrait qu'il fit de Simon Bolivar servit de base à la réalisation d'une statue monumentale.
De retour en France en 1829, il fut nommé sous-bibliothécaire puis bibliothécaire de l'Institut et se consacra aux travaux scientifiques issus de ses observations. Il publia un grand nombre d'articles dans des revues telles que Le Globe, Le Temps, La Revue des Deux Mondes, Le Magasin pittoresque. Il fut élu membre libre de l'Académie des sciences en 1865.
Il avait épousé en 1818 Manette Blin, fille du député Joseph Blin (1764-1834), et était l'oncle du mathématicien Joseph Bertrand (1822-1900) et de l'archéologue Alexandre Bertrand (1820-1902).

Roulin

 

 

 

 

Désiré ROULIN
en costume colombien

Objet 1018

- 1874-1893 : Amédée TARDIEU, décédé le 14 mai 1893. Au sortir de l'Ecole des chartes, il occupa, par tradition familiale, de 1843 à 1849, un poste de géographe au ministère des Affaires étrangères. Le 23 décembre 1857, il devint second bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Institut et fut promu premier sous-bibliothécaire en 1862. Nommé par ailleurs auxiliaire de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1855, il collabora à l'édition du recueil des Historiens occidentaux des Croisades et, de 1865 à 1873, dirigea la publication des Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions. Parmi ses travaux personnels, sa traduction française de la Géographie de Strabon (1867) fut récompensée par l'Académie française.

 

 

Amédée TARDIEU
Objet 1012

Tardieu

- 1893-1898 : Ludovic LALANNE. Né à Paris en 1815, il appartint à la promotion 1841 de l'Ecole des chartes mais son caractère indépendant le tint longtemps à l'écart des fonctions publique. Il accepta cependant de venir assister son ami Tardieu à la Bibliothèque de l'Institut comme sous-bibliothécaire en 1875, et finalement lui succéda. Il incita les membres de l'Institut à léguer leurs papiers à la bibliothèque et prit une grande part dans l'instruction des méfaits du comte Libri, pilleur de bibliothèques. Comme son frère Léon Lalanne (1811-1892), polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées, homme politique et sénateur (1883), membre libre de l'Académie des sciences (1879), Ludovic Lalanne professait des opinions républicaines.
Lire ici l'éloge et la bibliographie de L. Lalanne dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, vol 59, 1898, p. 589-598.

- 1898-1919 : Alfred REBELLIAU, décédé en 1934. Né à Nantes en 1858, Rébelliau était historien, spécialiste des idées religieuses. Normalien, agrégé et docteur ès lettres, il devint bibliothécaire à l'École normale supérieure de Paris en 1880. De 1888 à 1892, il occupa la chaire de littérature française à la faculté des lettres de Rennes. En 1893, il devint sous-bibliothécaire de l'Institut de France, puis bibliothécaire en chef en 1898. À partir de 1895, il fut en outre chargé de conférences à l'École normale supérieure d'enseignement primaire de Saint-Cloud et, à partir de 1906, d'un cours d'histoire de la littérature et des idées chrétiennes à la Sorbonne. En 1897, il devint membre de la commission du Dictionnaire de l'Académie française. Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1913 et nommé directeur de la Fondation Thiers en 1921.

Rebelliau

 

 

 

 

 

 

Alfred REBELLIAU
Objet 1014

- 1919-1934 : Henri DEHERAIN, décédé en 1941. Né en 1867, Henri Dehérain entra à l'Institut comme sous-bibliothécaire en 1899 et devint bibliothécaire en 1919. Historien et géographe, il s'est particulièrement attaché à l'histoire de l'Orient moderne, notamment de l'Afrique sur l'histoire de laquelle il publia de nombreux articles et ouvrages. Il fut l'un des premiers contributeurs de la revue Syria et exerça des responsabilités au Journal des Savants. Il était ami d'Alfred Le Chatelier (voir ici le catalogue de l'exposition "Le duel fatal Harry Alis - Alfred Le Chatelier, 1er mars 1895, un épisode d'histoire littéraire et coloniale" ; plusieurs livres de Le Chatelier conservés à la bibliothèque portent des envois autographes chaleureux à Dehérain.
Portrait en médaillon de Henri Dehérain signé V.P. Dautel, 1911. Bronze, cadre bois, diam. 9,8 cm. Objet 377.

Henri DEHERAIN
Objet 1013
Deherain


- 1934-1940: Marcel BOUTERON, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques, 1940), inspecteur général des bibliothèques en 1941, décédé en 1962. Né en 1877, il entra à la bibliothèque comme attaché alors que le conservateur était Alfred Rébelliau, puis fut nommé bibliothécaire.

Bouteron

 

 

Marcel BOUTERON chez lui,
en costume d'académicien,
sous un portrait de Balzac
Objet 1020


- 1er janvier 1941- 29 février 1964 : Jean TREMBLOT (de LA CROIX), décédé le 30 mars 1964, était originaire de l'Oise. Licencié en droit et avocat stagiaire avant la guerre de 1914, il entra en 1917 à la Bibliothèque de l'Institut comme bibliothécaire bénévole après avoir été réformé, et y fut titularisé en 1920.

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Sa dernière œuvre fut le Tome LIV du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, consacré à la Bibliothèque de l'Institut de France. Il avait déjà collaboré avec Marcel Bouteron au volume édité en 1928, rédigeant les notices des manuscrits 836 à 3 800. Le volume, paru trente-quatre ans plus tard, en 1962, correspondait aux notices 3 80I à 6 200, chiffre qui souligne le travail considérable accompli, ainsi que l'accroissement des collections. On doit également à Tremblot de la Croix la refonte du catalogue général des ouvrages. A la séance du 24 janvier 1964 de la réunion des Cinq Académies à l'Institut de France, Julien Cain fit une communication soulignant l'importance de ce catalogue.
Tout au long de sa carrière, Tremblot de la Croix a poursuivi la recherche des objets, des médailles, des tableaux relatifs à l'histoire de l'Institut de France et de sa bibliothèque et a ainsi constitué l'amorce d'un musée. Il a dans le même esprit écrit plusieurs études relatives à l'histoire académique.
Parmi les ouvrages et les articles de caractère historique qu'il a publiés, nombreux sont ceux qui concernent l'héraldique, dans laquelle il était particulièrement versé. On lui doit notamment une étude intitulée : Bibliothèques et armoiries des académies royales de Paris, 1931. C'est après cette publication que l'Académie française fit placer, à l'entrée de sa salle de séances hebdomadaires, les vantaux de porte ornés de la devise "A l"immortalité" qui provenaient de sa salle de réunion au Louvre sous l'Ancien régime. Ce fut également Tremblot qui retrouva, dans les sous-sols de l'Institut, la porte du XVIIIe siècle au monogramme de Mazarin qui ouvre le passage de la Bibliothèque de l'Institut vers la Bibliothèque Mazarine.

- 1er mars 1964-1981 : Marguerite MILLIEZ-HAUTECOEUR, décédée en 2001.

- 1981-1993 : Françoise DUMAS

- 1er juillet 1993-25 avril 2014 : Mireille PASTOUREAU

- 26 avril 2014 : Françoise BERARD

 

Sous-bibliothécaires, appelés ensuite bibliothécaires, puis conservateurs ou conservateurs en chef  :
1796 Laurent Feuillet (voir ci-dessus)
1820 Boulanger
1823 Victor Audouin (1797-1841), nommé en 1833 professeur d'entomologie au Museum et en 1838 membre de l'Académie des Sciences. Un oiseau lui a été dédié, le goéland d'Audoin (Larus audouinii) en 1826.
1830 Stanislas Julien
15 avril 1833. Ernest-Augustin Clerc de Landresse (voir ci-dessus)
1836 Fallot
1839 Docteur Désiré Roulin (voir ci-dessus)
1844 Alfred Maury. Voir ici l'exposition "Alfred Maury (1817-1892), savant universel, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres".

Maury

Alfred MAURY,
membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, bibliothécaire de Napoléon III aux Tuileries, directeur des Archives nationales et professeur au Collège de France. Il travailla aussi bien à l’histoire des croyances qu'à l’archéologie, la géographie et l’ethnologie mais la postérité retint surtout Le Sommeil et les Rêves, ouvrage de 1861. Non content d’y consigner trente ans d’observation de ses propres rêves, il y proposait des interprétations psychologiques, mais aussi physiologiques, d’une audace et d’une complexité inédites. Parmi ses lecteurs les plus enthousiastes figurèrent Marcel Proust et surtout Sigmund Freud qui, espérant acquérir l’envergure de son prédécesseur, l’éclipsa finalement avec sa propre approche des phénomènes oniriques.
Objet 1015


1858 Amédée Tardieu (voir ci-dessus)
1862 F. Lenormant
1872 Adolphe Regnier
1874 Th. Berger
1875 Ludovic Lalanne (voir ci-dessus)
1892 H. Regnier  "Adolphe"???
1893 Alfred Rébelliau (voir ci-dessus)
1899 Henri Dehérain (voir ci-dessus)
1913 Marcel Bouteron (voir ci-dessus)
1919-décédé en 1933. V. Flipo
1920 Jean Tremblot de la Croix (voir ci-dessus)
1933-1954 Jean Longnon, décédé en 1979 (ses papiers ont été acquis par la bibliothèque en 2012)
1941-1953 Louis Carolus-Barré
1945-1978 Paul Celier, décédé en 1997
1946-1964 Marguerite Milliez, décédée en 2001 (voir ci-dessus)
1954-1988 Claude Richebé, décédé en 2011
1964-1977 Hélène Michaud
1965-1971 Philippe Dupont
1971-2006 Danuta Cristesco-Monachon
1972-1983 Bruno Jammes
1978-1984 François Fossier
1983-2011 Annie Chassagne
1984-1985 Laurence Camous
1989-1995 Françoise Quinton
1993-1994 Christian Förstel
1994-2012 Fabienne Queyroux
1995-... Nicole Guibout
2006-2008 Anne-Claire Josse-Volongo
2008-....Sylvie Bages-Biet
2011-... Béatrice Delestre
2013-... Michèle Sacquin-Moulin

 

 

 

 

Enrichissements

   
Parmi les nombreux dons et legs qui vinrent enrichir la Bibliothèque de l'Institut et compléter ses acquisitions, il convient de citer ceux de :

Traité complet de
l'anatomie de l'homme,
©

Marie Jean Antoine Nicolas Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794), secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, membre de l'Académie française.
Le riche fonds de ses papiers contient aussi ceux de Jean Le Rond D'Alembert (1717-1783) dont il était le légataire universel. Le tout fut donné par sa fille, Elisa O'Connor, en 1853.

Pierre-Michel Hennin (1728-1807),
diplomate en Pologne, puis résident de France à Genève,
63 volumes de papiers et de correspondance donnés par son fils.

Jean-Antoine Gauvain (ou Gauvin) dit Gallois (1761-1828),
membre et président du Tribunat,
8 000 livres traitant principalement de littérature et de philosophie.

Jean-Baptiste Huzard (1755-1838),
directeur de l'École vétérinaire d'Alfort, membre de l'Académie des sciences, qui conserva soigneusement année par année, tous les documents qu'il recevait de l'Institut.

La bibliothèque botanique Delessert
fondée par Benjamin Delessert (1773-1847) et léguée par son frère François en 1869

Marie-Armand d'Avezac (1800-1875),
historien de la géographie et des voyages, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,
anciens atlas de géographie.

Régis de Chantelauze (1821-1888)
1 767 volumes d'imprimés et de manuscrits rassemblés pour la publication des Œuvres du Cardinal de Retz.

La bibliothèque Bolivar,
f
ondée en 1883 rue de Grammont à Paris à l'initiative de M. Carillo y Navas, ancien consul  général de Vénézuela, à l'occasion du centenaire de la naissance de Simon Bolivar. Elle appartenait à la Société Latino-Américaine "Bibliothèque Bolivar" qui devint en 1889 "Association de la Bibliothèque Bolivar". Elle reçut dans un premier temps l'aide de plusieurs états d'Amérique latine ainsi que des Etats-Unis qui lui donnèrent des livres et des périodiques contemporains. Le premier catalogue de 1883 recensait 2250 volumes.
   En 1887, elle déménagea rue Boissy d'Anglas et en 1890 M. Carillo y Navas donna la bibliothèque à l'Institut de France. On dénombra alors 2154 volumes.
   Outre le catalogue imprimé en 1889, il existe un inventaire manuscrit classé par cotes (in folios, in 4° et in 8°) qui comprend aussi les dons postérieurs.
En 1930 en effet, fut ajouté à ce fonds le don du Dr Ignacio Gutierrez Ponce, composé d'environ 200 titres. Quelques dons furent encore enregistrés jusqu'en 1947, l'inventaire se terminant par trois titres urugayens de 1987-1988.

Maxime Du Camp (1822-1894),
legs à l'Académie française de sa bibliothèque et de ses papiers personnels.

Baron Félix Hippolyte Larrey (1808-1895),
membre libre de l'Académie des sciences,
membre de l'Académie de médecine et de la Société de chirurgie, 238 volumes.

Auguste Daubrée (1814-1896),
géologue, membre de l'Académie des sciences,
sa bibliothèque et sa correspondance.

Etienne Barth (mort en 1898)
un millier d'alsatica (XVIIe - XIXe siècles).

Georges Duplessis (1834-1899),
membre libre de l'Académie des beaux-arts et conservateur en chef du cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale,
5 000 ouvrages sur la gravure et l'histoire de l'art, dont 577 livres à figures des XVe et XVIe siècles et près de 900 catalogues de ventes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Louis Bernier (1847-1919),
architecte, membre de l'Académie des beaux-arts,
1 500 ouvrages.

Dix cahiers manuscrits autographes d'œuvres musicales de Wolfgang Amadeus Mozart, donnés en 1921.

Eugène Pierre (1848-1925),
5 700 livres sur l'histoire de France et la littérature.

Gustave Schlumberger (1844-1929),
byzantiniste, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,
6 000 ouvrages et des photographies anciennes.

Images bons points
illustrant les Fables
de La Fontaine.
©

Auguste Erhard (1847-1931),
homme de lettres,
plus de 4 000 volumes, avec un intérêt particulier pour Jean de La Fontaine.

Auguste Terrier (1873-1932),
secrétaire général du Comité de l'Afrique française, directeur de l'Office Chérifien du Maroc,
fonds sur l'histoire de la colonisation française en Afrique, composé de correspondances, pièces originales et copies, coupures de presse.

Emmanuel Rodocanachi (1859-1934),
membre de l'Académie des sciences morales et politiques,
1 400 ouvrages sur l'Italie ancienne et moderne.

Ernest Carette, fils d'Auguste Carette (1803-1885),
avocat au Conseil d'État ; sa bibliothèque, comprenant de nombreux pamphlets du XIXe siècle et des ouvrages politiques, fut reçue en 1947.

2 000 volumes de littérature et d'histoire de l'art de la bibliothèque de Nélie Jacquemart André (1841-1912), artiste, collectionneur et mécène, furent ajoutés au fonds général en 1952.

En 1954, le septième duc de Wellington offrit près d'un millier de lettres provenant de Joseph Bonaparte et saisies par le premier duc de Wellington à la bataille de Victoria (21 juin 1813).


Fonds Heredia-Régnier
Ce fonds, légué à l'Académie française selon le voeu d'Henri de Régnier (1864-1936), se compose de documents biographiques (papiers de famille, correspondances familiales, journal), de manuscrits littéraires et de correspondance générale.
   En 1937, après la mort de son mari, Marie de Régnier, fille de José-Maria de Heredia, effectua un premier versement, composé de correspondances et d'un important ensemble de papiers provenant de la famille Heredia.
    En 1963, à la mort de Marie de Régnier, conformément au testament de celle-ci, tous les manuscrits non reliés ainsi que les correspondances qui étaient restés à son domicile entrèrent à la bibliothèque de l’Institut, à l'exception du Journal d'Henri de Régnier dont les volumes sont partagés avec la Bibliothèque nationale.

Pour les autres enrichissements, voir les parties "Fonds" et "Actualités".

     


Statuts

   

La Bibliothèque de l'Institut est placée sous l'autorité du chancelier de l'Institut de France, M. Gabriel de Broglie, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques. Le chancelier est le supérieur hiérarchique direct du directeur de la bibliothèque.

En conséquence du nouveau statut de l’Institut de France et des Académies défini par les articles 35 à 38 du Titre IV de la loi de programme n° 2006-450 du 18 avril 2006 pour la recherche, un nouveau règlement comptable fut établi en décembre 2006 et un nouveau règlement général fut approuvé par le décret numéro 2007-810 du 11 mai 2007.

"La Commission des bibliothèques et archives de l'Institut est composée de dix membres, à raison de deux membres élus par chaque académie, auxquels s'adjoignent les secrétaires perpétuels et le chancelier de l'Institut. Son contrôle technique s'étend aux bibliothèques, collections et dépôts d'archives appartenant à l'Institut, à l'exclusion des bibliothèques et des archives propres à chaque académie.
Elle veille à leur classement et à leur conservation.
Elle arrête, dans la limite des crédits qui sont mis à sa disposition par la commission administrative centrale sur les fonds de l'Etat ou sur les fonds propres de l'Institut, les achats de collections, de toutes autres ressources documentaires telles que des livres, des abonnements aux périodiques ou des abonnements à tout service fourni par internet ou par tout autre moyen. Toute demande de communication de document manuscrit ou authentique à des personnes autres que les membres de l'Institut est soumise à son autorisation. De même, elle autorise les travaux de numérisation, de mise en ligne sur internet ou de communication de documents de toute nature par tous moyens que ce soit.
Elle donne son avis sur l'acceptation ou le refus par l'Institut des dons et legs d'ouvrages et des collections ainsi que sur les dépôts d'archives.
Elle donne son avis au chancelier pour saisine de la commission administrative centrale sur le choix du directeur de la bibliothèque de l'Institut ".
La Commission des bibliothèques et archives a pour président Mme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française.

Académiciens dans la salle de lecture
Académiciens dans la salle de lecture
© Brigitte Eymann

Le personnel et le budget pour la documentation sont affectés à la bibliothèque par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (direction de l'Enseignement supérieur, sous-direction des Bibliothèques et de l'information scientifique). L'ensemble du personnel appartient à la fonction publique d'Etat (15 emplois des corps des bibliothèques et 3 emplois administratifs).

Par son testament en date du 2 mai 1905, le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul légua à l'Institut de France ses collections de manuscrits, livres et périodiques, particulièrement importants pour l'étude de la littérature française du XIXe siècle. La Bibliothèque Spoelberch de Lovenjoul, qui eut longtemps pour adresse la rue du Connétable à Chantilly, est aujourd'hui conservée dans les locaux de la Bibliothèque de l'Institut à Paris.

La Bibliothèque Thiers, 27, place Saint-Georges, 75009 Paris, spécialisée dans l'histoire du XIXsiècle, est une annexe de la Bibliothèque de l'Institut de France.

     


Locaux

   

Salle

 

La salle de lecture, installée en 1806 dans une galerie aménagée sous la Révolution par l'abbé Leblond pour servir de réserve à la Bibliothèque Mazarine, offre 40 places. Certaines parties du mobilier sont des saisies révolutionnaires, telles les boiseries du XVIIIe siècle qui proviennent de l'abbaye de Saint-Denis.

C'était aussi le cas de la grande table en acajou (photo ci-dessous) restituée en mars 2012 au château de Versailles
afin de rejoindre la bibliothèque sous combles de Louis XVI pour laquelle elle avait été réalisée par Limone, ébéniste du château.

Table

En revanche, les tables de travail, aux pieds de papier mâché imitant le bronze et en forme de griffons, ainsi que le régulateur de Henry Lepaute, horloger de l'Institut (1803), furent réalisés sur commande de l'Institut National, alors qu'il se trouvait encore logé au Louvre. Le meuble du régulateur est l'oeuvre des frères Jacob ; sa base et la corniche sont ornées de bronze ciselé d’après les ornements du piédestal de la Colonne Trajane à Rome.


Pieds de tables de la salle de lecture
en forme de griffons
© Christian Piche

Regulateur

Régulateur d’Henry Lepaute (1803)

 

 

 

 

 

 

Regulateur  

 Détail du régulateur d’Henry Lepaute : cadran du bas indiquant les quantièmes selon un double calendrier,
grégorien et révolutionnaire

 

Dans des cabinets latéraux, destinés aux membres de l'Institut, sont exposés les périodiques et, sur la table centrale,
les livres nouvellement entrés. La rénovation effectuée dans les années 1980 a mis au jour un fragment de la peinture d'origine, qui demeure visible derrière le médaillier Georges et Edouard Bonnefous.

Une partie des magasins de la bibliothèque a été rendue plus fonctionnelle dans les années 1960 grâce à un réaménagement de l'aile le Vau. D'autres réserves occupent le pourtour de la coupole et les étages au-dessus de la salle de lecture. En raison du manque de place, certains fonds sont conservés au Centre technique du livre de l'Enseignement supérieur à Bussy-Saint-Georges (collections de périodiques essentiellement) et apportés sur demande à la bibliothèque. Une partie des livres scientifiques anciens est déposée et consultable à la médiathèque de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette.


   

OBJETS D'ART (voir aussi la partie FONDS)

Epées d'Académiciens
La bibliothèque conserve 18 épées et 17 maquettes d'épées d'Académiciens. Voir ici la liste de ces épées et l'exposition "Epées d'académiciens".

 

Dans la salle de lecture sont présentés :

des bustes en marbre, tel celui d'Alphonse de LAMARTINE (1790-1869), de l'Académie française, par David d'ANGERS, 1830. Don de Louis Barthou.

et des portraits :

- Charles de SPOELBERCH de LOVENJOUL, portrait photographique (agrandissement) avec ses armoiries peintes en couleur. 80 x 53 cm. Don d'Eugène Gilbert. Objet Lovenjoul 149.

- Bernard-François BALZAC (1746-1829), père de Balzac, par Marie Éléonore GODEFROID, élève du baron GÉRARD. Huile sur toile, collection Spoelberch de Lovenjoul. Objet Lovenjoul 148.

- Laure de BERNY (1777-1836), amie d'Honoré de Balzac, par Henri-Nicolas VAN GORP, vers 1810. Huile sur toile. 65 x 54 cm. Collection Spoelberch de Lovenjoul, don de Mme Charles Tuleu, née Jeanne Peignot, 1937. Objet Lovenjoul 151.

- George SAND, portrait gravé en 1850 par A. MANCEAU d'après un dessin de Thomas COUTURE. Dédicace autographe de G. Sand "Au Vicomte de Lovenjoul. Souvenir bien affectueux, 5 juin 1875  ». Objet Lovenjoul T-91 bis.

- Napoléon  BONAPARTE  en habit de consul, par Marie Guilhelmine BENOIST, vers  1800. Médaillon en grisaille grandeur nature, don du baron Larrey, membre del'Académie des sciences, fils du chirurgien de Napoléon.

- Jacques-Alexandre CHARLES (1746-1823), physicien, membre de l'Académie des sciences,  par Adélaïde LABILLE-GUIARD, an VI [1798].   Vêtu d'une blouse grise, Charles effectue une démonstration d'optique à l'aide d'un mégascope, objet de son invention permettant de projeter sur un écran l'image d'un objet en l'amplifiant. Huile sur toile.


- Leonhard EULER (1707-1783), mathématicien suisse. Portrait dédié à l'Académie des Sciences  par A .M. LORGNA, 1787. Peinture à la cire sur panneau de bois.

 

 

- Ernest RENAN (1823-1892), par Charles-Auguste MENGIN, exposé au Salon de 1878.  Huile sur toile. 70 x 56 cm. Objet 135 (Legs de Mme Raffalovich).

- Réception à l'Académie française d'Ernest RENAN (1823-1892), le 6 février 1879. Esquisse d'une composition par Henri BRISPOT.
Huile sur toile.

 

La statue de Voltaire nu par Pigalle (1776), donnée à l'Institut en 1807 par un petit-neveu du grand homme, fut longtemps conservée à la bibliothèque, d'abord au fond de la salle de lecture, puis dans une niche, face à l'entrée (photo ci-contre). Depuis 1962, elle est placée en dépôt au Musée du Louvre.

SUIVRE CE LIEN pour visionner le film documentaire consacré à cette statue par M. Sam Caro, avec des commentaires de M. Guilhem Scherf, conservateur en chef au Département des sculptures du Musée du Louvre. Ce film a été diffusé le 27 mars 2008 sur France 5, dans l'émission "Un soir au musée. Le Louvre" (26 minutes).

Nous remercions M. Sam Caro, réalisateur, et Mme Caroline Omond, directrice de production de la Société de production Eclectic, pour leur aimable autorisation de mise en ligne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renan

Le Voltaire nu tel qu'il était présenté
à l'entrée de la bibliothèque

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